Les Odier, en particulier Mathilde, font partie du cercle des proches de Jean-Gabriel Eynard, ce qui s’est traduit par la présence des membres de cette famille sur une vingtaine de daguerréotypes. Comme les noces de Mathilde Odier, celles de sa petite fille Hilda avec Aloys Diodati en 1853 suscitent également la réalisation de portraits (2013 001 dag 109 ; 2013 001 dag 110 ; DE 038 ; 2013 001 dag 127). En revanche, ce couple semble s’être adressé à un photographe professionnel pour son portrait (DE 075). Si l’on compare celui-ci avec le portrait de mariage Odier-Horngacher, on remarque combien Eynard s’est attaché à montrer les sentiments qui unissent le couple plutôt que de donner une image solennelle des mariés. Une mise en scène analogue se retrouve sur un portrait de groupe (IG 1997-411) où le regard affectueux du mari sur sa femme permet d’isoler Mathilde et Charles Horngacher des autres protagonistes de l’image affairés à leurs occupations. (N. Schaetti)
inscription sur l'oeuvre
Inscription posthume : Oui